GNM Healthcare.
Le site corporate d’un groupe qui lit la conviction des médecins avant qu’elle n’apparaisse dans les données de prescription. Une catégorie à nommer, une palette verrouillée, quatre langues.
Vue d’ensemble
GNM Healthcare accompagne les laboratoires pharmaceutiques sur un terrain que les chiffres de prescription décrivent toujours trop tard : ce que les médecins cherchent, lisent, débattent et finissent par croire. Vingt ans d’édition scientifique, un million deux cent mille praticiens vérifiés, cinquante écosystèmes cliniques indépendants.
Le site corporate devait porter tout ça, et d’abord nommer la chose. Thème WordPress écrit à la main, contenu scientifique piloté par le client, quatre langues en base. Mise en production le 4 août 2026, en anglais d’abord.
- Client
- GNM Healthcare, intelligence scientifique et engagement des professionnels de santé
- Mission
- Refondre le site corporate et poser une catégorie de marché
- Année
- 2026
- Rôle
- Design, thème sur mesure, back-office éditorial, mise en production
- Sous le capot
- WordPress, ACF Pro, Polylang EN/FR/ES/JA, Playfair Display et Inter, conteneurs Docker
Nommer une catégorie.
Le client ne vendait pas un service. Il ouvrait une catégorie.
Un site corporate qui explique un métier connu se contente de bien le dire. Celui-là devait faire admettre qu’il manquait une case : les données de prescription racontent ce qui a été fait, les études déclaratives ce que les médecins veulent bien dire, les plateformes de formation ce qui a été lu. Reste l’endroit où la conviction se forme, et personne ne le mesurait.
Le nom est venu avant la page d’accueil : Conviction Intelligence. Toute l’architecture s’est rangée derrière lui — le héros pose la question, la section suivante aligne les sources concurrentes, la quatrième dimension du métier arrive quand le lecteur a déjà accepté la première.
Quatre questions, quatre dimensions. La démonstration se lit sans une seule courbe.
Le navy, l’orange, et rien d’autre.
Une palette verrouillée tient mieux qu’une charte de trente pages.
Neuf couleurs, deux fontes, un ornement. Le navy porte l’identité et couvre presque toutes les surfaces ; l’orange est l’accent unique, et il ne sert qu’à trois choses : la puce ronde de six pixels qui ouvre un intertitre, le bouton d’appel, et le mot en italique qu’on veut faire entendre dans un titre. Playfair Display en titrage, Inter pour le corps, rythme de huit points, aucun arrondi sur les médias éditoriaux. Les tokens sont déclarés une fois, annotés « verrouillés sur la charte », et le thème n’en connaît pas d’autres. C’est une contrainte que le client peut tenir sans moi : on ne dérive pas quand il n’y a rien à choisir.
Captures du site en production, août 2026. Le téléphone défile tout seul.
Vingt aires, aucune ligne en dur.
Le contenu scientifique bouge au rythme des congrès, pas au rythme de mes déploiements.
Cardiologie, hématologie, oncologie, néphrologie : vingt aires thérapeutiques, quatre-vingts sous-spécialités, et pour chacune les tendances que les équipes de GNM observent dans les échanges entre praticiens. Rien de tout ça ne vit dans le PHP. Chaque aire, chaque volume, chaque ligne d’observation est un champ répétable que le client ouvre, corrige et republie lui-même — le jour où un directeur médical fait relire les libellés par son comité scientifique, il n’a personne à attendre. Les gabarits portent des valeurs par défaut, jamais la vérité : c’est la base qui a le dernier mot.
Vingt pastilles, un panneau, et le contenu qui vient de la base.
Quatre langues, une bascule.
Lancer en anglais sans renoncer aux trois autres.
Anglais, français, espagnol, japonais : les quatre versions ont été construites ensemble, puis le groupe a choisi d’ouvrir en anglais seul et de garder les autres au chaud, prêtes à publier. Le sélecteur de langue attend son heure dans le gabarit, commenté, à une ligne près.
Le site tourne dans ses propres conteneurs — serveur web, PHP, base — derrière le proxy du groupe. Bascule le 4 août 2026, sans coupure ni page d’attente. Depuis, le site vit : retours de l’équipe scientifique, chiffres revus, aires renommées. C’est le signe qu’il est devenu leur outil et plus ma livraison.
Les portraits sont passés par trois traitements avant d’arriver là. La dernière décision est revenue au client.
Un site corporate ne se juge pas au nombre de pages. Il se juge le jour où l’équipe y publie une idée neuve sans m’appeler.
Carnet d’atelier, août 2026