SLBA, Biennale Petits Formats.
Avant tout un site outil, dont l’objectif final est l’organisation d’une exposition : plus d’une centaine de fiches d’artistes, des données qui se croisent et des statistiques de suivi, pour une association d’artistes lorientaise, son jury, sa secrétaire bénévole et sa graphiste. L’inscription au salon refaite de bout en bout, de la photo que l’artiste envoie au fichier que la graphiste ouvre.
Vue d’ensemble
La Société Lorientaise des Beaux-Arts réunit peintres, photographes, sculpteurs et graveurs autour d’un salon au Palais des Congrès de Lorient. Pour la Biennale Petits Formats 2027, chaque artiste propose quatre œuvres, un jury choisit celles qui seront exposées et celle qui entrera au catalogue, puis une graphiste met le catalogue en page.
Tout passe par un site d’inscription que j’héberge et entretiens. Pour cette édition, j’ai repris la chaîne entière. Côté public, un formulaire plus clair ; mais le gros du travail est là où personne ne regarde : dans l’administration, où une secrétaire et un jury passent leurs soirées de sélection.
- Client
- Société Lorientaise des Beaux-Arts, association d’artistes
- Mission
- Refondre l’inscription au salon et outiller le jury, le secrétariat et la graphiste du catalogue
- Année
- 2026
- Rôle
- Design, développement sur mesure, back-office, mise en production
- Sous le capot
- WordPress, Gravity Forms, thème maison, fusion des données InDesign
La première page du catalogue.
Elle se joue au moment où l’artiste choisit sa photo.
Le formulaire tient en trois étapes : profil, coordonnées, œuvres. Les noms se mettent en capitales tout seuls, les dimensions s’écrivent en centimètres de la même façon pour tout le monde, et l’œuvre proposée au catalogue se choisit d’un clic dans une galerie de vignettes, une seule à la fois.
Sous chaque champ d’image, une consigne qu’un artiste comprend sans être du métier : la photo d’origine, pas une image réduite ; l’œuvre de face, sur un fond neutre, à la lumière du jour. Une photo floue à l’impression se corrige ici, pas trois mois plus tard chez l’imprimeur.
Trois étapes, et l’encart « À retenir » qui suit la période du salon.
Le jury a le dernier mot.
Refuser une œuvre au catalogue, c’est aussi dire laquelle on préfère.
Le jury juge l’œuvre en grand, dans une fenêtre qui prend la taille de l’écran : l’image à gauche, la décision d’exposition à droite, les flèches pour passer à la suivante. Quand l’œuvre est celle que l’artiste a choisie pour le catalogue, un pied de page apparaît. S’il la refuse, le jury désigne la remplaçante parmi les œuvres acceptées en exposition ; les autres restent visibles, grisées, avec la raison. Le mail de décision suit : « le jury a finalement retenu votre œuvre plutôt que celle que vous aviez proposée ». Une seule œuvre par artiste au catalogue, et le code refuse d’en compter deux.
Captures sur des fiches fictives, septembre 2026. Aucune donnée d’artiste réelle.
Une fiche, d’un coup d’œil.
La secrétaire ne devrait jamais avoir à ouvrir une fiche pour savoir ce qu’elle contient.
Chaque fiche porte un cockpit : la discipline, les quatre œuvres entourées de leur décision, l’œuvre qui ira au catalogue, ce qui reste à régler selon le règlement de l’édition, la date d’envoi du mail. La liste des fiches dit la même chose en colonnes, avec un filtre « À traiter » qui isole les décisions à envoyer et les catalogues à compléter, et le tableau de bord suit la campagne : inscrits, jugés, prévenus, encaissé. Une seule fonction calcule l’état d’une fiche, et les trois écrans la lisent. Ils ne peuvent pas se contredire.
La liste, le cockpit d’une fiche, et le suivi de la sélection sur le tableau de bord.
Plus rien à recopier.
Le catalogue se monte chez une graphiste qui n’a jamais vu le back-office.
Avant, elle recevait trois pages à imprimer et une archive d’images aux noms choisis par les artistes, et recopiait chaque titre. Désormais, un bouton lui prépare un pack : un fichier de fusion des données en texte tabulé Unicode, lisible par les anciennes versions d’InDesign, les images en haute définition renommées dans l’ordre alphabétique, et une page de consignes qui liste ce qui reste à régler avant le montage.
Dans InDesign, elle pose ses champs sur une page type et lance la fusion : les noms, les titres, les techniques et les photos se placent tout seuls, grâce au champ @Image. La fonction existe depuis plus de vingt ans. Il suffisait de lui donner le bon fichier.
Quatre documents pour la graphiste. Le pack, en pointillés, est le petit nouveau.
Un back-office se juge un soir de sélection, quand la secrétaire referme l’ordinateur sans avoir eu besoin de m’écrire.
Note de projet, septembre 2026